En cette semaine de rentrée, on prolonge un peu les vacances en revenant sur quatre films étrangers qui m’ont marqué le mois dernier :
Dersou Ouzala d‘Akira Kurosawa
Aventure, Drame. Union Soviétique, Japon. 1975. Avec : Yuri Solomin, Aleksandr Pyatkov et Maksim Munzuk
2 h 25.
Reprise en séance UGC Culte
En 1902, Vladimir Arseniev, officier-topographe, mène une expédition chargée d’explorer la région de l’Oussouri, en Russie orientale.
Il y croise Dersou Ouzala, un chasseur en harmonie totale avec cette nature pourtant hostile.
Cette rencontre va totalement bouleverser sa vie…
L’une de mes meilleures séances UGC Culte !
En 1975, l’immense Akira Kurosawa nous offre une grande fresque initiatique qui nous fait magnifiquement ressentir le rapport si particulier et si fort que les Japonais entretiennent avec la Nature, tout en nous racontant une magnifique histoire d’amitié !
Un très grand film !
La Mélancolie de Takuya Katô

En salles depuis le 14 août
Watako vit une relation apaisée avec son mari Fuminori jusqu’au jour elle rencontre Kimura, un homme qu’elle a connu par l’intermédiaire d’une amie.
Un amour secret naît entre eux mais cet amour va être bouleversé par un événement terrible…
Cette romance tragique est bien interprétée mais ne parvient pas à nous marquer…
Il lui manque une vraie vision de réalisateur, et ce petit « supplément d’âme » pour nous séduire totalement… dommage !
Anzu, chat-fantôme de Yoko Kuno et Nobuhiro Yamashita

En salles depuis le 21 août
Karin, une petite fille 11 ans, est confiée à son grand-père, moine dans un temple d’une petite ville côtière. Elle y fait la connaissance d’Anzu, un chat-fantôme aussi étonnant qu’étrange…
L’animation japonaise nous a habituée à de nombreuses pépites ces dernières années, dans le sillage du grand Hayao Miyazaki.
Malheureusement, cette nouvelle proposition n’en fait pas partie…
La faute à une intrigue qui n’avance pas (hormis dans les trente dernières minutes !), et à une animation assez pauvre, en mal de fluidité, pas à la hauteur des très beaux décors…
Enfin, les personnages sont totalement inintéressants, chat-fantôme en tête, tout bonnement insupportable !
Une grosse déception !
La Belle affaire de Natja Brunckhorst

En salles depuis le 28 août
1990. La RDA s’effondre…
Plusieurs habitants d’une même quartier se retrouvent au chômage et désœuvrés jusqu’au jour où ils apprennent que des tunnels soutterrains abritent des milliers de billets, désormais sans valeur…
À moins de parvenir à s’en emparer et à les changer…
Ils ont trois jours pour tenter le coup ! 
La réalisatrice Natja Brunckhorst propose une approche étonnante et sympathique de la réunification allemande, bien interprétée par un joli casting, menée par la formidable Sandra Hüller (révélée et césarisée l’année dernière avec Anatomie d’une chute de Justine Triet).
Malheureusement, l’ensemble manque un peu de rythme et de mise en scène pour décrocher pleinement le jackpot…
Source :
Image d’en-tête : montage personnel

