« Le Robot Sauvage » : (re)connectez-vous avec la Nature !

Une semaine après notre passionnant voyage au sein des studios Dreamworks guidé par Philippe Le Brun (encore merci à lui), il est temps de faire un gros plan sur le dernier né du studio co-fondé par le Maître Spielberg : Le Robot Sauvage réalisé par Chris Sanders (à qui l’on doit le premier Dragons (2010) ou en encore Les Croods (2013)) et que l’on évoquait en fin d’interview.

Première remarque : Le Robot Sauvage propose un nouvel univers, pas une énième suite, ou un film qui nous raconterait les origines inintéressantes d’un personnage qu’on aime et, bon sang, ça fait du bien !

Deuxième remarque : cette nouvelle histoire s’inspire du roman jeunesse éponyme signé de l’auteur américain Peter Brown… tout comme le premier Dragons (adapté, lui, du roman How to Train Your Dragon de l’autrice britannique pour enfants Cressida Cowell, publié en 2003) qui avait lancé une des plus belles sagas d’animations des années 2010.

Fnac.com

Tout cela laisse présager de belles choses pour Le Robot Sauvage, donc…

Dès les premières secondes, des loutres apparaissent à l’image, mettant ainsi instantanément la thématique de la Nature au centre du film… enfin presque !

Il s’agit en fait de leur reflet dans l’œil d’un robot, échoué au milieu des rochers ! (on le voit dans la bande-annonce en fin d’article)

C’est superbement bien pensé ! Cela permet au réalisateur Chris Sanders d’afficher les deux problématiques principales de son film… en un seul plan ! C’est brillant !

Le long métrage fourmille de petites idées visuelles comme celles-là qui sont un véritable plaisir à découvrir !

On se régale d’ailleurs de la beauté de l’animation (incroyablement fluide, notamment dans les scènes d’action) et des dessins (extrêmement précis pour l’aspect métallique très « réaliste » du robot et plus « crayonné » (donc plus « naturel » pour les animaux).

Ces deux identités visuelles totalement assumées dans le film s’inscrivent parfaitement dans la logique de l’histoire qui voit deux mondes se jauger, se découvrir, puis s’apprivoiser : l’artificiel face au naturel !

Un sujet ô combien délicat dans nos sociétés actuelles, tant la crainte d’être tous et toutes remplacés à terme (votre serviteur en tête !) par l’intelligence artificielle est forte

J’ai d’ailleurs redouté, pour ne rien vous cacher, en visionnant les bandes-annonces du film, assister à une certaine apologie de ce sujet dans la film façon : « l’IA c’est cool, finalement ! » comme dans le très raté The Creator de Gareth Edwards, l’année dernière…

Heureusement, Le Robot Sauvage ne part pas du tout dans cette direction mais emprunte plutôt (pour le meilleur !) la voie du récit initiatique. Ainsi, le Robot se retrouve à devoir, en effet, élever un oisillon orphelin.

Toute cette dimension du récit est magnifiquement menée, les personnages sont bien développés, avec ce qu’il faut d’humour et d’émotions, rendant l’ensemble très humain, bien loin de l’artificialité un temps redoutée !

C’est tellement touchant et emballant qu’on a follement envie de se reconnecter, à l’essentiel, au naturel, et qu’on pardonne même un dernier tiers bien trop vite expédié pour cette magnifique reconnexion soit parfaite…

Que cela ne vous empêche pas pour autant de retrouver votre « côté Sauvage » dès à présent en salles !

Universal Pictures France/YouTube

Un commentaire

Laisser un commentaire