ATTENTION !
Dans un souci d’analyse, je vais devoir révéler des éléments clés de l’intrigue, donc, n’allez pas plus loin si vous n’avez pas encore vu le film mais revenez ensuite !
On démarre donc l’année en retournant à Zootopie !
Presque 10 ans (déjà !) après la très belle surprise du premier film, on retrouve, avec plaisir, la ville où les animaux anthropomorphisés, de toutes espèces, vivent en harmonie.
La lapine Judy Hopps et son camarade le renard Nick Wilde font désormais équipe au sein de la police de Zootopie… façon électrons libres !
Absents des briefings, ils assurent infiltrations, et courses poursuites (seconde photo), lançant, d’entrée, le film sur des chapeaux de roues et ce rythme trépidant (désormais triste norme dans les films pour enfants…) ne nous lâchera plus pour ainsi dire jusqu’à la fin…
Malgré tout (et c’est le paradoxe ultime !), c’est affreusement lent à démarrer ! Cette suite s’éparpille bien trop sur la « psychologie » des personnages et leurs mésententes…
Judy et Nick continuent à s’envoyer des piques toujours savoureuses mais ne semblent plus vraiment sur la même longueur d’ondes, au point de se sentir trop différents l’un de l’autre… entre programme de thérapie (image d’en-tête) et discussions agitées entre les deux…
Heureusement, lorsque le mystère se lance enfin, on finit par apprécier ce voyage urbain qui nous faire découvrir de nouveaux endroits et une menace plus complexe qu’il n’y paraît.
Ainsi, le personnage du serpent surprend et ce n’est pas la seule surprise qui nous est réservée dans un film qui garde, quand même, le même schéma que son ainé…
L’humoriste bordelais Baptiste Lecaplain qui assure le doublage en français trouve la juste tonalité, retranscrivant à merveille toute sa subtilité, sa fragilité…
Plus globalement, c’est toujours aussi coloré, l’humour est toujours là, les clins d’œil aux films cultes bien amenés, avec le beau message (certes un peu convenu) sur le vivre ensemble (enfin, à l’américaine, chacun dans son quartier, hein !) et le dépassement des préjugés (trop chou !).
On célèbre tout cela, bien sûr, dans un grand show (là aussi très long !) orchestré par la chanteuse Shakira pendant le générique de fin…
En sortant de la salle, on se dit qu’on a passé un bon moment mais (paradoxe encore !), sans pour autant retenir de scènes marquantes, si ce n’est que ce second volet est plus spectaculaire que le film original, à l’image de nombreuses suites dans l’Histoire du Cinéma…
La divine surprise des débuts n’est plus là, on est un poil déçus…. on ne pose pas un lapin mais pas loin !
Espérons donc que la suite de la suite reprenne du poil de la bête !
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