FEDCMB 26 : mes coups de cœur ! 😍

La 29ème édition du Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux s’est achevé, il y a une dizaine de jours mais je prolonge le plaisir de ce bel événement étudiant cinématographique bordelais, en vous dévoilant mes coups de cœur !

On commence avec La barrière de Christophe Deram.

Géraldine (Marie Narbonne), une jeune régisseuse de cinéma, bloque une route déserte pour les besoins d’un tournage à côté de Calais, à l’aide d’une barrière. Amar (Jalal Altawil), un réfugié syrien arrive et ne comprend pas pourquoi il ne peut pas passer.

Géraldine tente de lui expliquer la situation mais la chose n’est pas facile quand un assistant réalisateur ne cesse de hurler dans votre talkie-walkie !

Ces deux personnes paraissent seules au monde sur cette petite route de campagne? alors que l’agitation règne, à quelques mètres de la sur le plateau de tournage, ainsi qu’en témoigne les hurlements du talkie-walkie !

Un décalage comique se crée entre la pauvre régisseuse et l’équipe de tournage qui ne parviennent pas à communiquer. Mieux, la jeune femme arrive à échanger plus aisément avec Amar.

Il s’amuse de l’étrangeté du métier de Géraldine et il est vrai qu’on peut le comprendre, le monde du Cinéma peut paraître étrange pour quelqu’un qui n’y connaît rien.

Le réalisateur Christophe Deram évoque la question difficile des réfugiés avec originalité, beaucoup d’humanité et d’humour.

Le prix du public est amplement mérité !

Marie Narbonne dans La barrière (Unifrance)

Ce n’est bien sûr pas la seule petite merveille que j’ai découvert au Festival Européen du Court Métrage de Bordeaux, Sur les flots de David Noblet, en constitue une autre.

Elodie, 11 ans, vient rendre visite à sa grand-mère dans son EHPAD en bord de mer. Aujourd’hui, la semble ailleurs… Sa petite fille va l’aider à reconquérir ses souvenirs… en musique.

Le cinéaste David Noblet aborde avec beaucoup de poésie, la douloureuse thématique de la maladie d’Alzheimer.

La petite Elodie danse et chante pour réveiller la mémoire de sa grand-mère. La jeune Olympe Renard fait preuve d’une grande maîtrise dans ces deux domaines. La terne maison de retraite reprend des couleurs grâce à la musique.

Sur les flots se révèle être un très joli dialogue entre deux générations pour affronter la maladie. Une belle réussite qui nous touche même si on n’est pas vraiment sensible aux films musicaux.

La révélation Olympe Renard dans Sur les flots (Unifrance)

Le festival proposait des films d’animation. L’un d’entre eux m’a particulièrement marqué : Two ships de McKinley Benson.

Dans de magnifiques tons pastels, on découvre un couple vivant en décalé. L’un travaillant le jour et l’autre, la nuit. Ils vivent ensemble sans jamais se croiser, « like two ships in a night » (« comme deux bateaux dans la nuit ») ainsi que le dit joliment l’expression anglaise qui a inspiré le titre du film.

Pourtant, malgré cette séparation, McKinley Benson montre, par sa mise en scène, qu’un lien fort existe entre eux, en superposant leurs deux routines hebdomadaires. La monotonie devient belle, rassurante et poétique, grâce au grain si particulier de la pastel.

Un petit bijou sans paroles qui prouve, une fois encore, la force évocatrice des images et du Cinéma !

Enfin, comment partir sans évoquer l’excellent film Le Bézoard de Laure-Elie Chénier-Moreau, dont je parle longuement ici.

Pour aller plus loin :

La 29ème édition du Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux sur La Pellicule Bordelaise :

Le palmarès complet !

Le Bézoard : pourquoi c’est du grand art !

Sources :

Image d’en-tête : montage personnel

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