Fête du cinéma : les films qui valent le déplacement !

La fête du cinéma démarre aujourd’hui ! Profitez des dernières sorties pour seulement 4 € la séance !

Pour l’occasion, je vous propose humblement de découvrir les films à ne pas manquer en ce moment et projetés à l’UGC de Bordeaux.

Vous en connaissez peut-être déjà quelques-uns, si vous me suivez régulièrement sur les réseaux sociaux (Instagram, Facebook, LinkedIn) :

En corps

Comédie dramatique. Réal : Cédric Klapisch. Avec : Marion Barbeau, Hofesh Shechter, Denis Podalydès. 2 h 00.

Elise (Marion Barbeau) est une brillante danseuse étoile.

Un soir, elle se blesse en pleine représentation…

Durant sa convalescence en Bretagne, elle se rapproche d’une compagnie de danse contemporaine…

Cédric Klaspich nous offre une véritable déclaration d’amour à la danse, sous toutes ses formes !

C’est magistralement filmé, on ressent extrêmement bien le rapport à l’espace, très particulier, que les danseuses et danseurs entretiennent dans leur travail (très aérien en danse classique, plus « ancré dans le sol » en danse contemporaine).

Marion Barbeau, véritable danseuse étoile à la ville, impressionne par sa technique et sa grâce tout au long du film.

Cédric Klaspisch mène aussi une jolie réflexion autour du drame de la blessure qui peut malheureusement stopper une carrière…

Heureusement, l’humour est là, grâce à une galerie de seconds rôles (Muriel Robin, François Civil, Souheila Yacoub, Pio Marmaï) diablement attachants.

Alors, on danse ?

Les Bad Guys

Animation. Etats-Unis. Réal : Pierre Perifel. Avec les voix françaises de : Pierre Niney, Alice Belaïdi, Igor Gotesman. 1 h 40

Mr Loup et sa bande de cambrioleurs de haut vol, connus sous le nom des Bad Guys, finissent par se faire arrêter…

Ils passent un marché avec les autorités et promettent de devenir honnêtes grâce un l’aide du Professeur Marmelade, un Cochon d’Inde, très respecté.

La nouvelle production animée Dreamworks, chapeautée par le Français Pierre Perifel est une vraie belle surprise !

Adaptée d’une série de livres pour enfants australienne, c’est un hommage génial aux films de braquage extrêmement amusant et chatoyant !

Le réalisateur joue habilement avec les codes du genre (la bande de malfrats, le déroulé du plan du braquage prévu, les écrans divisées…), en y ajoutant une touche « cartoonesque » bienvenue, qui nous libère enfin de la 3D « trop parfaite », bien trop présente sur nos écrans, depuis plus de deux décennies maintenant…

Ça fait du bien !

Le film développe ainsi son propre style graphique, en mêlant subtilement la 2D et la 3D.

Rien que pour cela, il faut aller le voir !

Coupez !

Comédie. France. Réal : Michel Hazanavicius. Avec : Romain Duris, Bérénice Béjo, Grégory Gadebois. 1 h 50.

Un réalisateur en mal de projets (Romain Duris) tourne un film de zombies à petit budget dans un bâtiment désaffecté.

Les galères s’enchaînent, jusqu’au moment où, de vrais zombies s’invitent sur le plateau…

Dans cette comédie saignante, Michel Hazanavicius dénonce, avec férocité et drôlerie, la médiocrité artistique ambiante et le mépris, dont sont trop souvent victimes, les spectateurs…

Hazanavicius rend surtout hommage aux techniciens et techniciennes du cinéma, qu’on ne voit pas suffisamment dans la lumière… Pourtant, sans elles et sans eux, le septième art n’est rien !

On le comprend magnifiquement dans cette nouvelle petite pépite du réalisateur d’OSS 117, portée par des comédiens et comédiennes au top ! (Finnegan Oldfield, et surtout Bérénice Béjo, qui est juste incroyable !).

Ne vous laissez pas intimider par le synopsis, ce projet est bien plus qu’un film de zombies, c’est une véritable déclaration d’amour au Cinéma !

À ne pas manquer !

The Duke

Comédie dramatique. Grande-Bretagne. Réal : Roger Mitchell. Avec : Jim Broadbent, Helen Mirren, Fionn Whitehead. 1 h 35

En 1961, un chauffeur de taxi londonien, à la retraite, décide de voler le portrait du Duke de Wellington peint par Francesco de Goya et exposé à la National Gallery, pour exiger la suppression de la redevance télé pour les personnes âgées !

Un petit bijou d’humour comme seuls nos amis Anglais savent les faire !

Jim Broadbent et Helen Mirren y forme un couple attendrissant et désopilant !

Ne ratez pas cette petite merveille basée sur une histoire vraie, présentée au dernier Festival International du Film d’Histoire de Pessac.

Top Gun 2 : Maverick

Guerre, action. Etats-Unis. Réal : Joseph Kosinski. Avec : Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly. 2 h 11

Trente six ans après, le brillant mais indiscipliné pilote Pete Mitchell (Tom Cruise) dit « Maverick » (« le non conformiste »), reprend du service à l’académie Top Gun, pour former l’élite des pilotes de chasse de l’US Navy, à une mission périlleuse de destruction d’une usine de fabrication d’uranium enrichi, enclavée dans la montagne…

Parmi les jeunes pilotes qu’il doit entraîner, Maverick retrouve le fils de son meilleur ami Goose, tué durant l’une de leur mission, il y a plus de trente ans…

Cette suite, qu’on n’attendait plus, surpasse son ainé grâce à des séquences de vol encore plus ébouriffantes, filmées au plus proche de la réalité (les acteurs ne pilotent pas mais sont vraiment montés à bord de F-18).

Un effort de réalisme qui fait tellement plaisir à une époque où les blockbusters cèdent, de plus en plus, au « tout numérique ».

Le scénario est, lui aussi, bien meilleur que le premier (ce n’est pas difficile !) même si (gros bémol), il tient sur une aile d’avion…

Cependant, il a le mérite de questionner le figure du héros, le temps qui passe, et le sentiment de culpabilité.

Sans être parfaite, cette nouvelle mission vaut le déplacement car elle respire l’amour du Cinéma, au même titre que « Coupez ! », dans un style totalement différent bien sûr, mais totalement complémentaire !

Compétition officielle

Comédie. Espagne. Réal : Mariano Cohn, Gastón Duprat. Avec : Penélope Cruz, Antonio Banderas, Oscar Martinez. 1 h 54.

Un octogénaire milliardaire décide de produire un film pour laisser une trace dans l’Histoire…

Pour ce faire, il engage la célèbre cinéaste Lola Cuevas (Penélope Cruz), la star internationale, Félix Rivero (Antonio Banderas), et le grand comédien de théâtre, Iván Torres (Oscar Martinez).

Les répétitions d’avant tournage commencent…

Les réalisateurs Mariano Cohn et Gastón Duprat nous offrent une comédie jubilatoire qui brocarde brillamment à la fois, le cinéma de masse, mais également, le cinéma plus « intellectuel »…

Le trio de comédiens se régale à donner vie à cette guerre d’égos mordante, écrite avec une grande finesse, sans jamais tomber dans la caricature.

Penélope Cruz est particulièrement juste et géniale en réalisatrice déjantée. Son meilleur rôle depuis longtemps.

Un délicieux moment de cinéma !

Elvis

Biographie, Musical. Etats-Unis. Réal : Baz Luhrmann. Avec : Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge.

La vie et l’œuvre d’Elvis Prestley, véritable monument de la musique, vues par son sulfureux manager le Colonel Tom Parker…

Enfin un film sur le King ! Et c’est réussi ! Le cinéaste australien Baz Luhrmann aime les ambiances musicales (« Moulin Rouge ! » en 2001) et parvient à sublimer la performance bluffante du jeune Austin Butler dans le rôle-titre.

Sa réalisation est suffisamment grandiose, et moins clinquante que d’habitude, pour faire honneur à une véritable légende de la musique.

L’écriture aussi a le mérite de casser les codes du genre biographique, en adoptant le point de vue d’un protagoniste clé du récit, qui prend le spectateur à témoin, ce qui l’implique encore davantage aux côtés d’Elvis, tout en le faisant réfléchir sur les affres de la célébrité ou la rapacité d’un producteur…

Un voyage fascinant !

El buen patrón

Comédie. Espagne. Réal : Fernando León de Aranoa. Avec : Javier Bardem, Manolo Solo, Almudena Amor. 2 h 00.

La semaine compliquée d’un chef d’entreprise qui doit gérer un employé qui refuse son licenciement en manifestant à côté de l’usine, et un contremaître à côté de la plaque à cause des infidélités de sa femme, tout en préservant la réputation de son entreprise, dans l’espoir de décrocher un prix important…

Pour ne rien arranger, ce « bon patron » n’est pas insensible au charme d’une nouvelle stagiaire…

Une comédie grinçante et jubilatoire sur le monde impitoyable de l’entreprise, qui permet au grand Javier Bardem de déployer toutes les nuances de son jeu pour incarner toutes les facettes de ce patron à la fois, protecteur, paternaliste mais surtout, très égoïste, et prêt à tout pour décrocher la moindre récompense…

Decision to leave

Policier, Romance. Corée du Sud. Réal : Park Chan-Wook. Avec : Tang Wei, Park Hae-il, Go Kyung-pyo. 2 h 18

Hae-Joon, un policier brillant, enquête sur la mort suspecte d’une homme, tombé lors d’une session d’escalade en montagne.

Ses investigations l’amènent à côtoyer la troublante épouse de la victime…

Le cinéaste Park Chan-Wook signe un film noir singulier et totalement fascinant.

Il y a littéralement une idée visuelle dans chaque plan qui, en plus d’être très esthétique, permet de creuser la psychologie des personnages et même, de ressentir leurs pensées !

Le prix de la mise en scène décroché au Festival de Cannes est amplement mérité.

Du grand Cinéma, à la fois exigeant et puissant.

À découvrir absolument !

sources :

Image d’en-tête : gralon.net

Affiches et synopsis : allocine.fr

Traduction : wordreference.com

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